1887

oa SAHARA : Journal of Social Aspects of HIV / AIDS Research Alliance - Talk radio as the soundtrack of our lives : participatory HIV/AIDS communication, public self-expression and

 

Abstract

Despite the many HIV/AIDS communication initiatives, combined with support and infrastructural support in South Africa, risky behaviour associated with the spread of the epidemic is increasing amongst many groups. This calls for a re-evaluation of endeavours aimed at curbing the spread of the epidemic. This article is only concerned with the communicational aspects of the epidemic, but does not negate the interaction of these with other measures taken to address the epidemic. As is the case with most health communication initiatives, HIV/AIDS communication initiatives have evolved to favour the participatory approach above one-directional transmission of information to the public. The participatory approach rests on the assumption that an HIV/AIDS communication initiative stands the best chance of resulting in behaviour change if members of the target community participate in the communication initiative. The assumption is that as many people as possible should be involved in the maximum number of phases of the communicative initiative (such as initial research, planning, implementation and evaluation of the project). Some research has recently started to explore new forms of community participation, including inviting community participation through, for example, internet-based platforms such as social media, and mobile phone platforms such as WhatsApp and BBM. However, the reality broadcast genre - more specifically, talk radio - has been neglected, as only a few research investigations focused on talk radio and most of these are not exclusively about HIV/AIDS communication but focus on other health topics. From a participatory communication perspective, two sets of critique against the existing HIV/AIDS communication projects hold water: firstly, they do not make the maximum use of participatory communication principles and, secondly, they are externally initiated projects and emanate from outside the target community.To address both of these concerns, this article explores a wider range of participatory principles and the potential workings of these in an internally initiated communication initiative aimed at addressing the epidemic. More specifically, this article investigates ways in which radio listeners experience the reality broadcast genre - the talk radio show, - as participatory communication. is not an externally initiated project, as it is not part of a pre-planned, goal-oriented project that is owned and controlled outside the target community. In contrast, it has been initiated by Criselda Kananda, an individual not linked to any of the existing initiatives outside the community. She started the show to earn a living. She became a well-known person, is fairly knowledgeable in the field and was granted this opportunity as she is HIV-positive. In order to investigate how radio listeners use the show to engage in HIV/AIDS communication, 20 in-depth interviews were held with avid listeners of the show. The respondents indicated that they appreciate ordinary people phoning in. When expressing their opinions about the show, they found Kananda's life story credible, believed her public and private life to be congruent, valued Kananda's personality and respectful manner and could identify with the views expressed. In the article, it is argued that these ideas are largely in line with the principles of participatory communication tied to democracy, the participatory turn, the ordinary, validation of identity and respectful dialogue. Although the findings of this qualitative study cannot be generalised to the whole listening population of the show, they indicate that it is worth investigating the value of communication initiatives that emerge spontaneously from communities (instead of those strategically engineered from outside the general population) as a future direction of HIV/AIDS communication in the country.

En dépit des nombreuses initiatives de communication sur le VIH/SIDA, associées à un soutien et à des infrastructures de soutien en Afrique du Sud, les comportements à risques liés à la propagation de cette épidémie augmentent au sein de nombreux groupes. Il est donc nécessaire de réévaluer les actions visant à enrayer cette propagation. Cet article ne traite que des aspects communicationnels de l'épidémie, mais ne nie pas l'interaction de ces derniers avec d'autres mesures prises pour y faire face. Comme la plupart des initiatives de communication concernant la santé, les initiatives de communication sur le VIH/SIDA ont évolué de façon à favoriser l'approche participative, plutôt que la transmission unidirectionnelle d'informations au public. L'approche participative repose sur l'hypothèse qu'une initiative de communication sur le VIH/SIDA a le plus de chances d'entrainer un changement de comportement si les membres de la communauté cible participent à cette initiative. L'idée est d'impliquer autant de monde que possible dans le plus grand nombre de phases de l'initiative de communication (comme celles de la recherche initiale, de la planification, de l'exécution et de l'évaluation du projet). Certaines recherches ont récemment commencé à explorer de nouvelles formes de participation de la communauté, y compris l'invitation de la communauté à participer à travers, par exemple, les plateformes Internet des médias sociaux, et les plateformes des téléphones portables comme WhatsApp et BBM. Cependant, le genre émission-réalité, et plus spécifiquement le débat radiophonique, a été négligé, car seules quelques études se sont intéressées au débat radiophonique et la plupart d'entre-elles ne concernent pas la communication au sujet du VIH/SIDA. Du point de vue de la communication participative, deux ensembles de critique contre les projets existants de communication sur le VIH/SIDA sont pertinents : premièrement, ils ne font pas usage au maximum des principes participatifs et, deuxièmement, ce sont des projets qui ont leurorigine à l'extérieur de la communauté cible. Afin de traiter de ces deux préoccupations, une gamme plus large de principes participatifs a été étudiée dans cet article, ainsi que leur fonctionnement possible dans une initiative de communication visant à enrayer l'épidémie lancée de l'intérieur. Il s'agit, plus spécifiquement, d'y étudier comment les auditeurs de la radio ressentent le genre 'émission-réalité' - l'émission-débat radiophonique, Positive Talk, ici - en tant que communication participative. Positive Talk n'est pas un projet venant de l'extérieur : cette émission ne fait pas partie d'un projet planifié à l'avance avec un objectif voulu et contrôlé en dehors de la communauté cible. Au contraire, il a été lancé par Criselda Kananda, une personne qui n'est liée à aucunes des initiatives existant à l'extérieur de la communauté. Elle a commencé cette émission pour gagner sa vie. C'est une personne connue, assez bien informée dans le domaine et on lui a donné cette opportunité parce qu'elle est séropositive. Afin d'étudier la façon dont les auditeurs radio utilisent cette émission pour s'engager dans la communication sur le VIH/SIDA, 20 entretiens approfondis ont été menés avec des auditeurs fervents de l'émission. Ils ont précisé qu'ils appréciaient que ce soit des gens ordinaires qui téléphonent. L'opinion qu'ils ont exprimée sur l'émission est qu'ils trouvaient l'histoire de la vie de Kananda crédible, pensaient qu'il y avait cohérence entre sa vie publique et sa vie privée, appréciaient la personnalité de Kananda et son attitude respectueuse et se retrouvaient dans les points de vue exprimés. L'article montre que ces idées correspondent de très près aux principes de communication participative liés à la démocratie, au tournant participatif, à l'ordinaire, à la validation de l'identité et au dialogue respectueux. Bien que les résultats de cette étude qualitative ne puissant pas être généralisés à l'ensemble des auditeurs de l'émission, ils indiquent que cela vaut la peine d'étudier la valeur des initiatives de communication qui émergent spontanément des communautés (par opposition à celles qui sont stratégiquement montées en dehors de la population générale) en tant qu'orientation future de la communication sur le VIH/SIDA dans le pays.

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/content/m_sahara/12/1/EJC183209
2015-01-01
2016-12-05
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