1887

oa SAHARA : Journal of Social Aspects of HIV / AIDS Research Alliance - 'Public enemy no. 1' : tobacco industry funding for the AIDS response : original article

 

Abstract

This article analyzes the history of tobacco industry funding for the AIDS response - a largely ignored aspect of private donor involvement. Primary documents from the Legacy Tobacco Documents Library and AIDS organizations are analyzed, alongside existing literature on the tobacco control and AIDS responses. Research on the tactics of transnational tobacco companies has documented how they have used various charitable causes to subvert tobacco control efforts and influence public health policy. This raises questions, which this paper seeks to answer, about if donations by tobacco companies to AIDS organizations have been used for similar means, and if so how AIDS organizations have responded to tobacco industry overtures. Two examples illustrate how tobacco companies initially tried to use the AIDS response to counter tobacco control measures: (1) During the 1990s, Philip Morris, one of the largest corporate donors of the AIDS response in the USA, used its connections with AIDS organizations to create competition for health resources, improve its reputation, and market tobacco products to the LGBT community; (2) In both Latin America and sub-Saharan Africa, Philip Morris and British American Tobacco championed the AIDS response in order to delegitimize efforts to develop the World Health Organization's Framework Convention on Tobacco Control. However, from the late 1990s onwards, AIDS organizations began to refuse tobacco funding and partnerships - though these policies have been not comprehensive, as many tobacco companies still fund programs in sub-Saharan Africa. The article concludes that tobacco companies aimed to exploit competition between health issues, and use the high-profile AIDS response to improve their reputation and market access. However, AIDS organizations, adhering to broader health goals and drawing on extensive resources and networks, were able to shut the tobacco industry out of much of the response, though pockets of influence still exist. This demonstrates the importance of co-operation and policy convergence across health sectors and suggests that tobacco control advocates, and other charitable sectors that receive funding from the tobacco industry, may be able to draw lessons from the experiences of AIDS organizations.

Cet article analyse l'histoire du financement de la lutte contre le SIDA par l'industrie du tabac - un aspect de l'implication de donateurs privés largement ignoré. Sont analysés des documents primaires provenant de la (documents internes de l'industrie du tabac) et d'organismes de lutte contre le SIDA, ainsi que de la littérature existante sur la lutte anti-tabac et la réponse au SIDA. Des recherches antérieures sur les tactiques des multinationales du tabac ont documenté comment elles ont utilisé diverses causes caritatives pour subvertir les efforts anti-tabac et influencer les politiques de santé publique. Cela soulève des questions auxquelles cet article s'efforce de répondre: les donations des entreprises du tabac aux organismes de lutte contre le SIDA ont-elles été faites á des fins similaires? Dans l'affirmative, comment les organismes de lutte contre le SIDA ont-elles répondu aux ouvertures de l'industrie du tabac? Deux exemples montrent que des entreprises du tabac ont initialement essayé d'utiliser la réponse au SIDA pour contrer des mesures anti-tabac : 1) Dans les années 1990, Philip Morris, l'un des plus grands donateurs pour la lutte contre le SIDA du secteur privé, a utilisé ses contacts avec les organismes de lutte contre le SIDA pour créer de la concurrence sur les ressources pour la santé, améliorer sa réputation, et commercialiser des produits du tabac auprès de la communauté homosexuelle; 2) En Amérique latine et en Afrique subsaharienne, Philip Morris et British American Tobacco se sont engagés en faveur de la réponse au SIDA pour délégitimer les efforts visant á développer la convention-cadre de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) pour la lutte anti-tabac. Toutefois, á partir de la fin des années 1990, des organismes de lutte contre le SIDA ont commencé á refuser des financements et partenariats liés au tabac - cependant ces politiques n'ont pas été appliquées partout: de nombreuses entreprises du tabac continuent á financer des programmes en Afrique subsaharienne. Cet article conclut que des entreprises du tabac ont eu pour objectif d'exploiter la concurrence entre les questions de santé, et d'utiliser la réponse au SIDA - qui bénéficie d'une très grande visibilité - pour améliorer sa réputation et son accès aux marchés. Néanmoins, les organismes de lutte contre le SIDA, en adhérant á des objectifs plus larges en matière de santé et en s'appuyant sur des ressources et réseaux considérables, sont parvenus á exclure l'industrie du tabac d'une grande partie de la réponse, bien que certaines influences persistent. Cela montre l'importance de la coopération et de la convergence des politiques á travers les secteurs, et suggère que les défenseurs de la lutte contre le tabac, et d'autres secteurs caritatifs qui reçoivent des financements de l'industrie du tabac, pourraient être en mesure de tirer des leçons des expériences d'organismes de lutte contre le SIDA.

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/content/m_sahara/13/1/EJC187179
2016-01-01
2016-12-08
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