1887

n African Journal of Democracy and Governance - Elections without constitutionalism : votes, violence, and democracy gaps in Africa - research

Volume 5 Number 4
  • ISSN : 2313-6529

Abstract

Le 30 juillet 2018, sept mois après l’intervention militaire qui avait mis fin aux 37 ans de pouvoir du Président Robert Mugabe au Zimbabwe, les électeurs participaient pour la première fois aux élections sans le nom de Mugabe sur le bulletin de vote. Alors que le processus électoral était pacifique, la violence avait éclaté deux jours après. Les manifestants du principal parti d’opposition étaient descendus dans la rue dans la capitale Harare pour accuser l’organisme de gestion des élections d’avoir manipulé les résultats afin de donner une avance numérique au parti au pouvoir. Cependant, la violence électorale n’était pas un phénomène nouveau au Zimbabwe. C’est aussi le cas dans plusieurs autres pays africains qui ont institutionnalisé des élections régulières et périodiques. Quels sont alors les principaux écueils et déficits du processus de démocratisation qui ont contribué à cette violence? Cet article affirme que le non-respect du constitutionnalisme, une faible culture de l’Etat de droit et une mauvaise gestion des élections créent les conditions idéales de l’explosion de la violence. Il conclue que la construction d’une “politique inclusive”, le renforcement de l’Etat de droit et le changement du système électoral qui débouche sur un pouvoir politique inclusif sont de nature à résoudre ce problème en s’attaquant aux défis qu’engendre la politique du “ vainqueur-prend-tout”.

On 30 July 2018, seven Months after the military intervention that ended President Robert Mugabe’s 37 years rule in Zimbabwe, voters participated in the first ever elections that did not have Mugabe on the ballot paper. Whereas the voting process was peaceful, violence erupted two days later. Protestors aligned to the main opposition party took to the streets in the capital city of Harare accusing the electoral management body of tinkering with the results to advantage the ruling party. However, electoral violence is not new in Zimbabwe. It is the case in many other African countries that have institutionalised regular and periodic elections. What then are the key gaps and deficits in the democratisation process that contribute to this violence? This paper argues that lack of constitutionalism; a weak culture of rule of law; and poor electoral governance provides optimal conditions for the occurrence of violence. The discussion concludes that building “inclusive politics”, strengthening the rule of law, and altering the electoral system to provide for inclusive political power are solutions to this problem. This will address the challenges embedded in “winner-take-all” politics.

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/content/journal/10520/EJC-1521603d12
2018-12-01
2019-06-15

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